sep 06, 2006

Politique circus

Le jury de "Press club, humour et politique" décerne chaque année depuis 1988 et sa fondation par Jacqueline Nebout, le prix de la phrase citée d'un politicomique du moment. Des personalités prestigieuses tels que Juppé, Chevenement ou De Villiers, en passant par Sarkozy, brillent chaque années par leur petites phrases assassines, sarcastiques, ou tout simplement stupides.

Florilège:
"Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter" (Edgar Faure) (1988)
"En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois" (Pierre Arpaillange, Garde des sceaux) (1990)
"La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler" Raymond Barre (1997)
"On était dans un appartement avec une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair" Patrick Devedjian, sur la dissolution :(1998)
"Il doit bien rester un angle de tir pour la paix" (Bernard Kouchner) 2003
"La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande" (Roselyne Bachelot) 2004
"C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit" VGE, 2005, à propos du projet de constitution Européenne
"C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui" idem.


Parmis les nominés pour cette année, le gagnant sera dévoilé le deux octobre prochain.

"Mes idées n'ont pas pris une ride" (Arlette Laguiller)
"Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt" (Azouz Begag)
"Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare" (Dominique de Villepin)
"J'entends ceux qui manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas" (Dominique de Villepin, à propos des manifestations anti-CPE)
" Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite" (Patrick Devedjian)
"Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille" (Ségolène Royal en visite en Corse)
"Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici" (Laurent Fabius à propos de Ségolène Royal)

et d'autres encore.

Les politiciens, ces grands humoristes...

aoû 29, 2006

La course à la présidentielle

Vous vous sentez l'âme d'un militant? Vous voulez mouiller le maillot pour aider votre personalitée politique favorite de remporter la victoire finale en 2007?

Découvrez ce que course à la présidentielle veut dire

aoû 28, 2006

Come Back

Deux come back dans ce sujet.

Le mien, pour commencer. Absent de ce blog et d'autres depuis un certain temps, par manque de motivation, dû, dans une petite mesure, à l'actualité mesquine et se répétant sans fin (la guéguére de la gauche contre elle même, à fortiori celle du PS, la guéguére politique pré-présidentielle, la guéguére Israëlo-Libanaise. Etc, Ad nauseam.)
Je m'excuse donc de cette absence prolongée, et promet de faire un effort pour la suite. Promesse que je fait surtout à moi-même.

Brefle, je ne vais pas vous raconter ma vie, The Raven Post, ce n'est pas un skyblog de nolife kikoololisé.

Le corbeau, il a l'intention, la maintenant, de parler, pour fêter son retour, de Juppé. De son retour, à lui aussi. Quelle coïncidence

Il était revenu de Montréal, charmante cité Québécoise que je conseille à tous de visiter au passage, mais je m'égare, pour, disait il, retrouver sa chère Bordeaux, qu'il avait du quitter un peu précipitamment, rapport à une sombre et sordide histoire d'emplois fictifs. Vous imaginez du peu? Le pauvre à dû se terrer dans une université de l'autre côte de l'Atlantique et y enseigner, comme n'importe quel péquin de base. Plusieurs universitaires se sont bien étonnés qu'un homme politique condamné à une peine d'inéligibilité puisse donner des cours à de futurs hauts-fonctionnaires, mais bon, la polémique à rapidement désenflé. Alain a dû passer pour un honnête bonhomme au fond, sans doute

Donc, dès son retour à Bordeaux, il voulait la jouer comme Jospin s'inscrivant sur les listes électorales de son parti. « Non non, je fais simplement mon acte de citoyen » est ce qu'il disait en substance. « Non non, aucune intention de me représenter à une quelconque élection, et encore moins en Gironde vous pensez. »
La démission du conseil municipal de Bordeaux et les élections anticipées, c'est juste pour la télé alors?

Voilà un type qui s'est pris, oh, une peine monstrueuse, c'est vrai, un an d'illégibilité sur le coin de la figure pour une affaire qui met directement en cause non seulement sa crédibilité et son honnêteté, mais aussi sa compétence, et voilà qu'il repart à la mairie comme si de rien n'était, en espérant que tout le monde souffre d'une soudaine crise d'amnésie. Quoi, détournement de fonds publics vous dites? Non ça ne me dit rien...

C'est un véritable appeau à critiques socialistes cette histoire...enfin, dès qu'ils auront balayé devant leur porte.

aoû 07, 2006

Paradis

Il semblerait que les extrémistes islamistes réussiraient leur pari de revenir en Afghanistan. Alors que les talibans, chassés par la Coalition aux lendemains du 11 septembre 2001, ont fait place à l'anarchie, les sentiments de fraternité religieuse restaient ancrées dans bien des têtes.
Le ministère de la « Prévention du vice et de la vertu » avait à l'époque pour Sainte Tâche de garder l'esprit de ses ouailles purs comme des moutons venant de naître. Ce qui consistait surtout, probablement dû à une frustrations intime remontant à la petite enfance, impliquant une barre de chocolat et une mère peu compréhensive, à des mesures contres les femmes. Du genre à recouvrir chaque centimètre de peau et de cheveux de ces pécheresses avec une chape de béton. Enfin, un voile.
Il avait officiellement disparu avec le régime des mollahs.
Les libertés n'ont guère évolué positivement, mais au moins, on avait plus les ces idiots armés sur le dos. Enfin, moins souvent.
Les voilà qui réapparaissent. La branche dure des conservateurs ont influencé le président du pays, ou tout du moins du secteur de la capitale (et encore), pour qu'il (re)mette en place une police religieuse. Le gouvernement de Karzai à approuvé cette démarche, manque plus que l'accord du parlement.
Sam Zia Zarifi, directeur des recherches du département Asie de Human Rights Watch à New York, craint que cette nouvelle institution ne soit, « sous couvert de protection de l’obscure conception de vertu, [qu’]un instrument politique de répression à l’encontre de toute voix critique »

Sans ce laisser démonter par les déclarations de ce misérable impie, si tant soit il qu'on l'ait entendu , les responsables jurent leurs grand dieux, pardon, leur Grand Dieu, enfin, le mien aussi, ne me frappez pas s'il vous plaît, que les punitions seront plus « douces » que sous les talibans.
Mais c'est que ça va devenir un vrai paradis, comme Guantana...euh, Guam!

jui 25, 2006

Premiers échecs pour le statut du Kosovo

Premiers échecs des négociations Kosovo-Serbie

Engagés le 24 juillet à Vienne, les pourparlers entre la Serbie et sa province, sous tutelle de l'ONU, à majorité Albanaise, ont connu l'échec.
Les hauts responsables des deux parties sont entrés par deux portes opposées et ont soigneusement évité de se serrer la main.
« C'était la première réunion de ce genre. Il serait totalement faux pour moi d'espérer toute percée. Les deux parties, sont aussi éloignées que possible », a poursuivi l'envoyé spécial des Nations unies pour le Kosovo, le Finlandais Martti Ahtisaari.
Les Serbes, le président Boris Tadić et le premier ministre Koštunica refusent tout net l'éventualité d'une indépendance de la province kosovare qui représente 15% du territoire et est considérée comme le berceau de la civilisation serbe, tandis que Veton Surroi et la partie albanaise, refusent tout compromis hormis celle de l'indépendance pure et simple.
Après l'échec des Serbes au Montenegro, une nouvelle indépendance serait vécue comme un traumatisme. Même s'il doivent avoir l'habitude désormais, ils vont tout de même défendre bec et ongles l'union. Quitte à ce que la province se voit accorder un statut à la montenegrine, avec une autonomie substantielle, voire quasi totale hors de nom, par apport à Belgrade.

Vojislav Koštunica a, lui, indiqué qu'une autonomie substantielle du Kosovo pouvait être améliorée, amendée et changée. L'indépendance du Kosovo est une solution finale et ne peut être changée, a-t-il précisé. La partie albanaise n'a présenté aucun argument valide en faveur de l'indépendance. A l'exception, bien sûr, du désir du Kosovo de devenir indépendant, a-t-il souligné.
Cependant, le processus semble inéluctable.

Cette réunion représente une première depuis 1999, depuis le conflit entre les séparatistes et les forces armées de ce qui était encore la Yougoslavie. L'ONU avait dû intervenir. Et il semble qu'elle va y rester pour encore un petit moment, la minorité serbe menace en effet de faire sécession avec le nouvel État du Kosovo si celui-ci était créé.

jui 20, 2006

Dejà qu'on en est là, autant continuer

Elle n'a pas fait tout ce chemin pour pour finalement se désister à la dernière minute.
Dominique Voynet, qui, au bout d'une procédure tragi-comique de désignation d'un candidat Verts, qui à duré 4 mois, à écarté tout alliance avec le futur candidat du PS pour 2007, et souhaite représenter son parti jusqu'au bout.
Forcément, après la dure et longue bataille des primaires, remportée par un écart d'environ 1% face à Yves Cochet, la candidate Voynet doit se dire que l'effacement au profit de Royal ou de n'importe quel autre élu PS, serait absurde.
Et participe ainsi, elle aussi, à l'émiettement des voix de la gauche...et surtout des Verts, dont quelques militants se mettent à suivre José Bové, ou encore Corinne Lepage.

Quand on évoque le spectre du 21 avril 2002 pour la faire changer d'avis, elle rétorque que c'est au PS d'être capable de réunir dès le premier tour.

"Sans nous la gauche serait moins belle, moins généreuse, moins ambitieuse et elle pourrait être tentée de déporter son message vers un centre improbable où les priorités ne seraient pas clairement lisibles" à t-elle déclaré, assurant ne viser "personne" en particulier.
Elle a promis de "résister à un moment où on a l'impression que certains pourraient être tentés d'épouser les thèses les plus conservatrices et de se rallier à une bonne partie de la droite, qui aimerait faire à nouveau du thème de la sécurité le thème central de la campagne". Personne en particulier? Non vraiment?