sep 21, 2006
Foutrement rien à dire
Nan mais c'est vrai. En théorie, l'actualité, il y aurait plein de trucs à dire. Mais en fait, non. C'est toujours un peu la même chose. arrgh. Je dis quoi, moi, sur mon blog?
J'ai bien une perle de Sarkozy, lors d'une convention sur le logement et l'urbanisme:
"Je crois que nous avons là un projet formidable, qui est celui de concevoir la ville de demain, dense au centre, plus étalée à la périphérie"
Mais jusque où ira t-il dans la rupture?
Il y a aussi cette interrogation existentielle du Canard Enchaîné, qui se demande bien comment Sarkozy peut il paraître presque aussi grand que Bush et son mètre quatre-vingt quatre sur une photo arrachée à celui-ci, alors que deux ans plus tôt, le ministre peinait à atteindre la hauteur fulgurante de Tom Cruise et son mètre soixante-huit.
La rupture qu'on vous dit: même dans la taille! Ce type y croit vraiment!
Ahn bha tiens, je viens de trouver mon sujet, sur le site de Marianne, le journal. Un sujet génial. Ça parle de Bran. Non, pas moi, le château. Celui que j'ai fait construire en Roumanie, et que j'ai prêté à Vlad Tepes, le Dracula officiel, bien qu'il n'y ait pas resté très longtemps. Une nuit, et encore.
En fait, sa construction, qui date, pour le premier fortin en bois des Chevaliers Teutoniques, des années 1200, et reconstruit en dur 135 après le passage meurtrier des Mongols, en 1242, sur l'ordre de Sigismond de Luxembourg, gouverneur de Transylvanie et roi de Hongrie. Durant la période médiévale, le château passe plusieurs fois aux voïvodes de Valachie, comme Mircea I l'Ancienou son petit-fils Vlad III l'Empaleur (Vlad Ţepeş). Il est amélioré et des tours sont ajoutées.
Il finit par être possédé par les Habsbourg, et notamment par la reine Marie, qui aimait tellement l'endroit qu'elle demanda que son coeur soit enterré sur une colline en face du château, transformé depuis longtemps en résidence d'été, au vu de l'obsolescence des châteaux à l'ére moderne et l'invention des canons.
Dans les années 50, le site est transformé en musée. Et depuis le succès du Dracula de Bram Stocker, qui s'inspira de Bran pour le château de son vampire, l'état Roumain en tire quelque bénéfices.
Confisqué aux Habsbourg sous le communisme, la Roumanie vient tout juste de le céder à la famille. Problème: le musée Dracula, on en fait quoi? Les héritiers semblent peu disposés à laisser le folklore vampirique en état.
« C’est juste une fiction, même pas plaisante »
« Mais que puis-je faire ? Pour moi, c’est simplement ma maison et celle de ma grand-mère », explique Dominic Habsbourg-Lothringen
Et, en effet, voir sa baraque transformé en Dracula-Land, bon, ça doit bien aller cinq minutes, ou trois ans, comme le stipule l'accord passé entre Dominic et la Roumanie.
Après? Le site, immortalisé par le romancier Irlandais est le plus fréquenté du pays...
Et il n'est nullement exclu que son propriétaire légitime, le vrai, veuille reprendre les lieux. Oui, parce que, bon, c'est mon château après tout, c'est moi qui l'ait construit. Je ne fais que le louer...
Et j'ai les dents longues...mouahahahahahhahahahahahaha..............bon, je sors. (mais n'empêche, un château à mon nom, c'est quand même la classe ^^)
18:00 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
sep 14, 2006
Blabla politique
La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, à déclaré, il y a déjà quinze jours:
"Nous allons décrypter sous la forme d'un petit livre blanc, dès novembre, les programmes des différents candidats. Tout ce qui sera démagogique, nous le dirons."
Merci, c'est tout ce qui nous manquait: des analystes impartiaux et soucieux du bien être collectif. Sarkozy doit en chier dans son froc.
DSK estime, lui que "la France est mûre pour une vraie sociale-démocratie. Je suis le candidat de cette France sociale-démocrate."
Il me parait plutôt mûr pour un tube de pommade.
A Bayrou, qui avait osé émettre quelques doutes sur le légendaire sens de l'intégrité et de déontologie journalistique de la première chaîne Coca Cola (aussi appelée TF1), Le Lay et Mougeotte ont hurlé des imprécations, en privé. Enfin, sauf si l'on était derrière l'un des murs d'un bureau du 13e étage de la tour TF1, ou il suffisait juste de tendre l'oreille pour entendre des cris d'orfraie.
« Ce que vous avez dit est une atteinte à l'honneur de TF1, qui ne peut être accusée d'apporter son soutien à qui que ce soit! »
« La rédaction est vent debout devant une telle mise en cause vous avez mis leur intégrité en cause et ce sera difficile de les calmer! Vous allez avoir des problèmes dans vos rapports avec notre chaîne! »
Bien évidemment, les dirigeants de la chaîne ne saurait perdre leur dignité en s'abaissant à des représailles. Par contre, évidemment, les sous-fifres ne seront pas aussi maîtres de leurs nerfs.
On a connu plus subtil comme menace.
Le Lay: « La seule chose qui m'intéresse, c'est mon compte d'exploitation »
Ah, mais fallait le dire de suite. C'est une bonne preuve de déontologie, ça, le portefeuille!
Et sinon, le Figaro s'est récemment inquiété que les grands médias indépendants, les uns après les autres, tombaient sous la coupe de grands groupes industriels, faisant ainsi peser la menace d'une uniformisation et d'arrangements avec l'information.
Oui, évidemment, on parle de la Russie. Pourquoi? Vous pensiez à autre chose?
20:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
sep 08, 2006
SdF. Le sujet qui fâche.
"Quel message donne-t-on aux Français de dire qu'en gros ceux qui ont fraudé, qui n'ont pas respecté la loi se voient en quelque sorte récompensés"
"La politique, ce n'est pas seulement la médiatisation. Et d'instrumentaliser des gens en difficulté pour mener des combats politiques, ça ne me semble pas très digne".
L'auteur de ces deux diatribes prend un risque énorme à mon avis. Non, c'est vrai quoi, un député UMP, critiquer le retour de Juppé à Bordeaux? Et l'affaire de Cachan provoquée par Sarkozy? Non, mais c'est du jamais vu! Incommensurablement incroyable! Qu'il démissionne tout de suite et qu'il aille prendre un bain d'orties et distribuer des cartes du PCF pour expier sa faute! C'est l'oeuvre d'une profonde débilité! D'un manque de clairvoyance foudroyante, d'une faute professionnelle doublé d'un péché maj...pardon? Yves Jégo? Sarkozyste? Ah? Il parlait de Lilian Thuram? Vous êtes sûr? Ah bon. Dans ce cas ça va. Mes confuses alors.
Oui en effet, Yves Jégo commentait en ces termes (entres autres) l'initiative prise par Lilian Thuram, le joueur de l'équipe de France, ainsi que Patrick Vieira, d'inviter plusieurs dizaines de sans papiers issus du squats de Cachan, de triste notoriété depuis que Sarkozy à décider de virer tout le monde en prenant le soin de les laisser sur les bras du maire PS du coin, au match de l'équipe de France contre Italie, au SdF (oui, le Stade de France, vous savez, le bâtiment avec un anneau en guise de toit. Ils font du sport dedans à ce qu'il parait. Même que ça passe parfois à la TV)
"Ce qui est dommage, c'est que de grands sportifs ainsi deviennent de petits porte-parole du Parti socialiste"
Tandis que Johnny et Doc Gyneco, eux ça va. Ils sont encartés UMP maintenant, donc ça ne compte pas.
"Il est toujours curieux de voir des milliardaires donner des leçons à la société". (De Villiers)
Mais Jimmy Goldsmith, pareil, ça ne compte pas non plus. Il a financé la campagne de Vendée, alors vous pensez bien, ce n'est pas la même chose.
Donc moi aussi je voudrais exprimer mon point de vue:
Lilian, je t'aime bien, mécontenter Sarkozy à propos d'une vague histoire de Kärsher, passe encore, mais te fâcher avec De Villiers, là, je dis stop. Et pourquoi pas mettre Le Pen en rogne tant que tu y est? Hein?
Qu'est ce qu'il t'a pris d'inviter ces pauvres? Non franchement, tu ne devrait pas te mélanger avec ces gens, c'est sale. Prend donc exemple sur Nicolas et réconcilie toi avec lui, au lieu de t'encanailler à avoir des idéaux à la PS. Et laisse travailler les honnêtes responsables qui ne pensent qu'au bien de leur propre pays. Tiens, voilà un ballon, va jouer maintenant. Brave petit.
19:25 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
sep 06, 2006
Politique circus
Le jury de "Press club, humour et politique" décerne chaque année depuis 1988 et sa fondation par Jacqueline Nebout, le prix de la phrase citée d'un politicomique du moment. Des personalités prestigieuses tels que Juppé, Chevenement ou De Villiers, en passant par Sarkozy, brillent chaque années par leur petites phrases assassines, sarcastiques, ou tout simplement stupides.
Florilège:
"Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter" (Edgar Faure) (1988)
"En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois" (Pierre Arpaillange, Garde des sceaux) (1990)
"La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler" Raymond Barre (1997)
"On était dans un appartement avec une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair" Patrick Devedjian, sur la dissolution :(1998)
"Il doit bien rester un angle de tir pour la paix" (Bernard Kouchner) 2003
"La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande" (Roselyne Bachelot) 2004
"C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit" VGE, 2005, à propos du projet de constitution Européenne
"C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui" idem.
Parmis les nominés pour cette année, le gagnant sera dévoilé le deux octobre prochain.
"Mes idées n'ont pas pris une ride" (Arlette Laguiller)
"Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt" (Azouz Begag)
"Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare" (Dominique de Villepin)
"J'entends ceux qui manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas" (Dominique de Villepin, à propos des manifestations anti-CPE)
" Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite" (Patrick Devedjian)
"Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille" (Ségolène Royal en visite en Corse)
"Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici" (Laurent Fabius à propos de Ségolène Royal)
et d'autres encore.
Les politiciens, ces grands humoristes...
21:15 Publié dans News | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

