mai 03, 2006

La Serbie isolée

L'expiration de l'ultimatum imposé par l' Union Européenne à la Serbie, exigeant la capture du criminel de guerre Ratko Mladić, chef militaire des serbes de Bosnie ors de la guerre civile, a eu lieu fin avril. L'Union à décidé, après avoir annoncé un report de trois jours de sa décision sur des sanctions éventuelles, de suspendre les négociations sur l'adhésion du pays à l'organisation.
Accusée de ne pas rechercher activement, voire à ne pas chercher du tout Mladić, la Serbie, dont nombre d'habitants voient encore en l'ex-général en fuite un héros, surnommé aussi le « Boucher des Balkans » est donc mis au ban des prétendants à l'élargissement.
Belgrade, par le Premier Ministre Vojislav Kostunica, à dès l'annonce de Bruxelles, appelé Mladić à se rendre. C'est sur qu'il va s'exécuter, tiens. Il rêve de finir sa vie en prison comme son idole Milošević. Ce qui n'a pas échappé à Carla Del Ponte, procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex Yougoslavie, qui à dénoncé le « double discours » des autorités Serbes, et jugeant l'éventualité « complètement irréaliste »
Laissant entendre que le gouvernement n'a pas la moindre information sur la cache du criminel en fuite depuis 1995, Kostunica à regretté qu'en « continuant à se cacher, Mladić occasionne des sérieux dommages aux intérêts nationaux. »

La marche vers l'UE, que les 25 conditionnent au rythme de la coopération Serbe avec le TPIY, est donc suspendue jusqu'à nouvel ordre à l'arrestation de l'assassin. Et celle de l'autre, Radovan Karadžić, leader de la Republika Srpska de Bosnie, qui m'a l'air très tranquille dans sa planque, puisqu'il publie régulièrement des poèmes, des nouvelles et des contes pour enfants (sic).

Le vice-premier ministre, Miroljub Labus, chargé des négociations avec l'Union, à démissionné peu de temps après l'annonce des suspensions.
« Il y a un an, j'ai promis que je ferais partie du gouvernement tant que nous nous dirigerions vers l'UE. Aujourd'hui, nous nous sommes heurtés à un mur et nous ne pouvons plus aller de l'avant"
« Je ne souhaite pas participer à ce genre de politique. Un des principaux buts de notre pays a été bafoué » a t-il déclaré.
Il a rendu aussi les services de sécurité serbes directement responsables de cet échec.

Les deux comparses sont inculpés depuis onze ans par le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

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