oct 19, 2006

Des ONG en Russie

«Des ONG voudraient répéter en Russie le scénario des révolutions [en Ukraine, Kirghizistan, Géorgie] (...) elles n'y parviendront pas." Ces en ces termes que Vladimir Poutine, le président Russe, à justifié la nouvelle loi obligeant toutes les ONG à s'enregistrer et se faire valider auprès de l'Etat.

Adoptée en début d'année, elle contraint les organisations à s'enregistrer au Kremlin en fournissant des informations sur leurs activités, avec certificats à l'appui, sous peine d'expulsion.
Hier, c'était la date limite des dépôts, et l'acharnement bureaucratique de l'administration à la botte du dirigeant liberticide avait tout fait pour dégoûter les plus têtus. La WWF à cédé devant tant de pressions, en déclarant par l'intermédiaire de sa directrice pour le pays, Elena Krianina, « [qu'ils] ne [voient] pas l'intérêt d'entretenir tout un état-major qui devrait se consacrer exclusivement à la production de rapports». Et ce n'est pas un cas isolé, naturellement.
Entres autres papiers demandés, en effet, les passeports, dûment certifiés par le pays d'origine comme par les autorités Russes, de tous les membres de l'organisation oeuvrant sur le territoire.
Sans compter les justificatifs de financement, les rapports d'activités, le nom des membres, de ceux des responsables, etc. Et ce chaque trimestre. En cas de défaut, le coupable sera radié de la liste et se verra interdire de territoire.
Première victime, évidemment, la Société pour l'Amitié Russo-Tchétchéne, qui avait maint fois dénoncé les exactions des troupes Russes.
Un tribunal de Nijni Novgorod a décidé de sa fermeture. « La décision rendue s’inscrit manifestement dans le cadre d’une stratégie soigneusement élaborée » Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Evidemment, les autres nations ferment les yeux. Comme toujours. Ils ont d'autres chats à fouetter. Les tribulations nucléaires de Kim Jong Il, par exemple. Pas le moment de se brouiller avec Poutine. Une autre fois. Peut être. Trop tard.

aoû 07, 2006

Paradis

Il semblerait que les extrémistes islamistes réussiraient leur pari de revenir en Afghanistan. Alors que les talibans, chassés par la Coalition aux lendemains du 11 septembre 2001, ont fait place à l'anarchie, les sentiments de fraternité religieuse restaient ancrées dans bien des têtes.
Le ministère de la « Prévention du vice et de la vertu » avait à l'époque pour Sainte Tâche de garder l'esprit de ses ouailles purs comme des moutons venant de naître. Ce qui consistait surtout, probablement dû à une frustrations intime remontant à la petite enfance, impliquant une barre de chocolat et une mère peu compréhensive, à des mesures contres les femmes. Du genre à recouvrir chaque centimètre de peau et de cheveux de ces pécheresses avec une chape de béton. Enfin, un voile.
Il avait officiellement disparu avec le régime des mollahs.
Les libertés n'ont guère évolué positivement, mais au moins, on avait plus les ces idiots armés sur le dos. Enfin, moins souvent.
Les voilà qui réapparaissent. La branche dure des conservateurs ont influencé le président du pays, ou tout du moins du secteur de la capitale (et encore), pour qu'il (re)mette en place une police religieuse. Le gouvernement de Karzai à approuvé cette démarche, manque plus que l'accord du parlement.
Sam Zia Zarifi, directeur des recherches du département Asie de Human Rights Watch à New York, craint que cette nouvelle institution ne soit, « sous couvert de protection de l’obscure conception de vertu, [qu’]un instrument politique de répression à l’encontre de toute voix critique »

Sans ce laisser démonter par les déclarations de ce misérable impie, si tant soit il qu'on l'ait entendu , les responsables jurent leurs grand dieux, pardon, leur Grand Dieu, enfin, le mien aussi, ne me frappez pas s'il vous plaît, que les punitions seront plus « douces » que sous les talibans.
Mais c'est que ça va devenir un vrai paradis, comme Guantana...euh, Guam!

jui 25, 2006

Premiers échecs pour le statut du Kosovo

Premiers échecs des négociations Kosovo-Serbie

Engagés le 24 juillet à Vienne, les pourparlers entre la Serbie et sa province, sous tutelle de l'ONU, à majorité Albanaise, ont connu l'échec.
Les hauts responsables des deux parties sont entrés par deux portes opposées et ont soigneusement évité de se serrer la main.
« C'était la première réunion de ce genre. Il serait totalement faux pour moi d'espérer toute percée. Les deux parties, sont aussi éloignées que possible », a poursuivi l'envoyé spécial des Nations unies pour le Kosovo, le Finlandais Martti Ahtisaari.
Les Serbes, le président Boris Tadić et le premier ministre Koštunica refusent tout net l'éventualité d'une indépendance de la province kosovare qui représente 15% du territoire et est considérée comme le berceau de la civilisation serbe, tandis que Veton Surroi et la partie albanaise, refusent tout compromis hormis celle de l'indépendance pure et simple.
Après l'échec des Serbes au Montenegro, une nouvelle indépendance serait vécue comme un traumatisme. Même s'il doivent avoir l'habitude désormais, ils vont tout de même défendre bec et ongles l'union. Quitte à ce que la province se voit accorder un statut à la montenegrine, avec une autonomie substantielle, voire quasi totale hors de nom, par apport à Belgrade.

Vojislav Koštunica a, lui, indiqué qu'une autonomie substantielle du Kosovo pouvait être améliorée, amendée et changée. L'indépendance du Kosovo est une solution finale et ne peut être changée, a-t-il précisé. La partie albanaise n'a présenté aucun argument valide en faveur de l'indépendance. A l'exception, bien sûr, du désir du Kosovo de devenir indépendant, a-t-il souligné.
Cependant, le processus semble inéluctable.

Cette réunion représente une première depuis 1999, depuis le conflit entre les séparatistes et les forces armées de ce qui était encore la Yougoslavie. L'ONU avait dû intervenir. Et il semble qu'elle va y rester pour encore un petit moment, la minorité serbe menace en effet de faire sécession avec le nouvel État du Kosovo si celui-ci était créé.

jui 20, 2006

Dejà qu'on en est là, autant continuer

Elle n'a pas fait tout ce chemin pour pour finalement se désister à la dernière minute.
Dominique Voynet, qui, au bout d'une procédure tragi-comique de désignation d'un candidat Verts, qui à duré 4 mois, à écarté tout alliance avec le futur candidat du PS pour 2007, et souhaite représenter son parti jusqu'au bout.
Forcément, après la dure et longue bataille des primaires, remportée par un écart d'environ 1% face à Yves Cochet, la candidate Voynet doit se dire que l'effacement au profit de Royal ou de n'importe quel autre élu PS, serait absurde.
Et participe ainsi, elle aussi, à l'émiettement des voix de la gauche...et surtout des Verts, dont quelques militants se mettent à suivre José Bové, ou encore Corinne Lepage.

Quand on évoque le spectre du 21 avril 2002 pour la faire changer d'avis, elle rétorque que c'est au PS d'être capable de réunir dès le premier tour.

"Sans nous la gauche serait moins belle, moins généreuse, moins ambitieuse et elle pourrait être tentée de déporter son message vers un centre improbable où les priorités ne seraient pas clairement lisibles" à t-elle déclaré, assurant ne viser "personne" en particulier.
Elle a promis de "résister à un moment où on a l'impression que certains pourraient être tentés d'épouser les thèses les plus conservatrices et de se rallier à une bonne partie de la droite, qui aimerait faire à nouveau du thème de la sécurité le thème central de la campagne". Personne en particulier? Non vraiment?

jui 19, 2006

Le NVD non censuré

Le cinq juin dernier, il était évoqué ici la création d'un nouveau parti qui avait fait, et fait encore grand bruit.
Ce parti, fondé par un pédophile patenté, prône en effet l'abaissement de la majorité sexuelle à 12 ans, contre 16 actuellement, entre autres.
80% des électeurs Hollandais estimaient que ce parti doit être interdit.
La Cour de justice vient cependant de refuser son veto à la définitive création de ce parti, comptant trois membres. Raisons invoquées: la liberté d'expression, et le fait que ce parti n'enfreigne aucune loi en vigueur.
La liberté d'expression à bon dos. Mais cependant, peut être est t'il plus dangereux d'interdire de parler de ce genre d'ignominie que de laisser les gens les proférant se mettre tous seul à dos la population..
Toujours est il que pour le moment, ce parti n'a quasiment aucune chance de pouvoir se présenter à une quelconque élection, car nécessitant des signatures d'élus prêts à soutenir la cause, et pas forcément motivés pour se voir montrer la porte par une foule en colère. Pour l'instant.

jui 17, 2006

L'IPI montre la Russie du doigt

L'institut international de la Presse, organisme surveillant les évolutions des libertés de l'information dénonce la Russie comme étant un pays ou les violations de cette liberté se font systématiques.
Une nouvelle loi promulguée par Poutine restreint "restreint le droit des médias de critiquer des responsables politiques", selon l'IPI, qui lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle se mobilise contre cette situation.
Les journalistes, étrangers ou locaux sont de plus en plus nombreux à être arrétés dans l'exercice de leurs fonctions, pour des motifs officiels plus ou moins inspirés, ce qui amène beaucoup de reporters et de journaux à s'auto-censurer.


Selon la loi, la critique à laquelle se livrent les médias telle que la critique de responsables, est incluse dans la définition d'activités extrémistes pour lesquelles le verdict peut atteindre trois ans de prison ferme.

jun 05, 2006

Un nouveau parti aux Pays-Bas: le parti pédophile

Non, ce n'est pas une (mauvaise) blague.

Les fondateurs du parti ont comme programme d'abaisser l'êge légal pour avoir de relations sexuelles à 12 ans (contre 16), projettent de finalement abolir cette restriction.
Egalement mis sur la table, la législation sur la zoophilie et la pornographie enfantine.

"Une interdiction ne fait qu'attiser la curiosité des enfants", assure Ad van den Berg, l'un des fondateur du NVD, e parti de la Charité, de la Liberté et de la Diversité (sic)

"Nous allons réveiller La Haye"
C'est réussi, la vague d'indignation n'a pas manqué de submerger les autorités, qui sont mis en demeure d'interdir purement et simplement ce parti par près de 80% de la population.

Sous couvert de protéger les enfants (excuse qui sonne un peu fausse quand même), ce parti ouvrirait la porte, voire enfoncerait tout le mur d'enceinte à de grave dérives.
Défendues également par ce parti, le droit de se promener dans le plus simple appareil, la légalisation des drogues, de toutes les drogues (pour shooter des enfants qui poseraient difficultés?), et...la gratuité des transports féroviaires. Important ça.

Kees van der Staaij, du parti chrétien SGP, a également réclamé une action: "La pédophilie et la pornographie enfantine devraient être taboues dans n'importe quel Etat de droit. Briser ce tabou ne fera qu'accroître le nombre de victimes et leurs souffrances."

mai 31, 2006

Chiffres

Selon un sondage, près de 31% des Français souhaitent que Jean-Marie Le Pen passe le premier tour. 36% le pronostique.
"Lorsque le même Le Pen, pourtant vieilli, affirme aujourd'hui qu'il arrivera en tête au premier tour, donc qu'il sera au second, personne ne sourit plus » (Le nouvel Obs.)
La France confirmerait bien après mai 2002 qu'elle est séduite, plus que jamais, par les extrêmes les plus dangereux, tandis que Royal mise à part, toutes les personnalités politiques du moment sont en baisse de côte, selon un autre sondage...sauf l'extrême gauche.




source 1

source 2

mai 22, 2006

Indépendance

Le Montenegro à donc choisi.
L'indépendance n'est donc plus uniquement de fait, mais l'est également officiellement.
Avec un taux de participation 86%, du jamais vu, le Montenegro se sépare donc de la Serbie, du plomb dans ce qui restait d'aile des chantres du panslavisme, et pourrait donner des idées aux Kosovars, qui eux aussi aspirent à la souveraineté.
Le taux minimum fixé par l'UE, qui ne désirait pas tellement une séparation, était de 55% de oui, le résultat est de 55,5%.
Une longue tâche attend désormais le gouvernement, notamment empêcher des troubles entre les deux camps, renouer avec Belgrade, qui avait tout fait pour garder son giron sur l'une de ses dernières provinces, et des négociations avec l'UE, avec en ligne de mire, l'adhésion à l'Union.

mai 21, 2006

Vote record au Montenegro

Selon Libération.fr, les Montenegrins ont participé à plus de 77% pour le référendum concernant l'acceptation ou le rejet de l'indépendance vis à vis de la Serbie, ce qui est un chiffre record.
Les Montenegrins semblent donc fortement se préoccuper de l'avenir de leur république, encore rattachée avec la Serbie.
Les deux camps sont d'accord pour dire que «c'est un grand jour pour le Montenegro », les souverainistes comme les unionistes restant très confiants sur leur victoire.
Il faudra que la population se prononce à 55% au moins pour le oui pour entériner l'indépendance, ce qui avait valu une polémique, qui ne fera sûrement qu'enfler la rancoeur des partisans du oui en cas de défaite entre 50% et 55%. C'est l'UE qui en a décidé ainsi, pour éviter des problèmes internes en cas de scrutin serré...mais en créera d'autres, ni l'une ni l'autre des solutions ne seraient totalement légitime et les trois parties, Pogorica, Belgrade et Bruxelles devront donc négocier...vraisemblablement pendant un moment.
L'objectif sembla pour l'instant rempli, puisqu'un sondage donnait la victoire au oui pour 56%, une victoire qui entérinerait plusieurs indépendance de fait, puisque la monnaie, le drapeau, et « quelques » autres aspects de la vie courante ne sont pas communes entre le Montenegro et la Serbie.

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